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SÉBASTIEN VAISSIÈRE

Salut

Emmanuel Gaillard a fait d’Odyssud la salle de spectacle publique la plus fréquentée de province. Après 22 ans à la barre, il quittera le navire en juillet. D’où cette interview en forme de salut final, recueillie dans le fourbi de la scène en travaux.

Un homme en costume sombre se tient debout, seul, sur une scène de théâtre vide, entourée de décors, d'échafaudages et de matériel technique.

📸 Orane Benoit

Vous quittez Odyssud. Avez-vous un regret, un spectacle auquel vous teniez mais que vous avez échoué à programmer ?

Il y en a deux. Le West Side Story qui a triomphé récemment dans le monde entier, et le grand spectacle Cabaret, il y a une dizaine d’années. J’ai pourtant fait tout ce que j’ai pu pour les accueillir : j’adore les comédies musicales.

Que s’est-il passé ?

Pour West Side Story, la scène était trop petite. Ça s’est joué au mètre près ! Les travaux qui démarrent et le renouvellement complet de la cage de scène vont tout changer. La personne qui me succèdera pourra tout à fait programmer ce genre de spectacles.

Que faisiez-vous avant Odyssud ?

Je venais de passer une dizaine d’années comme administrateur de compagnies de théâtre.

Que ferez-vous après ?

Tout ce que je n’ai pas pu faire ces deux dernières décennies. Consacrer du temps à ma famille, à mes amis, au voyage. M’occuper de ma maison, aussi. En 25 ans je n’ai repeint que deux pièces. Autant dire que j’ai du travail en retard.

Garderez-vous un pied dans le milieu du spectacle ?

Je vais rester actif, enseigner dans des masters en management culturel à Toulouse, proposer du conseil et de l’accompagnement aux compagnies, aux institutions, aux municipalités. Je serai actif mais discret. Je ne remettrai pas les deux doigts dans la prise d’une grosse boutique à gérer. J’ai adoré, mais maintenant, ça, c’est fait. Lire la suite

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