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SÉBASTIEN VAISSIÈRE

L'école toulousaine

Au début des années 1990, le graff toulousain vit un âge d'or entre tolérance municipale et liberté conquise. Dans le sillage de la Truskool, un groupe de jeunes femmes va imposer son style au pinceau dans un monde de bombes aérosols.

S.V.

Portrait de l'artiste Mademoiselle Kat, bras croisés, tee-shirt blanc à motif de loup, devant deux affiches peintes de son atelier.

En 1987, les murs de Toulouse sont encore vierges. Dans leur chambre d'étudiant pourtant, une poignée d'initiés inspirés par l'underground new-yorkais lisent et relisent Subway Art et Spraycan Art comme on étudie des textes sacrés. Ces livres encore confidentiels en France contiennent les formules d'un art que personne ici ne pratique encore : le graffiti. C'est dans ce contexte gentiment clandestin qu'apparaît le premier graff local. Son auteur s'appelle Mosquito. De retour d'Hossegor où il a croisé la route de la Force Alphabétique, une crew de graffeurs parisiens, cet étudiant en histoire de l'art achète trois bombes de peinture, se rend à Matabiau et couvre un pan de mur bordant la voie d'un monumental Toulouse blanc sur fond bleu.

De cet élan naît la Truskool…

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